Cérémonie d’ouverture des locaux de Bandamadji-Itsandra

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Monsieur Philippe Lacoste, Ambassadeur de la France auprès de l’Union des Comores, a participé, le samedi 24 novembre 2012, à la cérémonie d’ouverture des locaux du projet d’aménagement, et de gestion du littoral de Bandamadji-Itsandra.

Situé à 3km de Moroni sur l’île de Grande Comore, le village côtier de Bandamadji-Itsandra offre un cadre géographique et historique favorable au développement économique. En effet, dès le début du XVIIIe siècle, des textes de chroniqueurs retrouvés par le Pr Damir Ben Ali indiquaient que, sous le règne de la sultane Wabeja, les produits d’Itsandra étaient célèbres et recherchés. Le miel, le gingembre, les cabris, les peaux de zébus et les ailerons de requin étaient cités comme des denrées reconnues pour leur qualité, et le travail des artisans jouissait d’une grande renommée dans l’Océan Indien. Ainsi la forge de Bandamadji était particulièrement réputée dans la région, de même que les tissus et broderies comoriennes, et les fameux djohos.

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Grâce au financement de l’Union européenne, l’implantation à Bandamadji du Centre National de l’Artisanat aux Comores a contribué à valoriser ce patrimoine, tout en permettant aux autres projets du village de jouir d’une visibilité accrue.

C’est dans cette droite ligne que s’inscrit le projet d’aménagement, et de gestion du littoral de Bandamadji, porté par l’Association des Ressortissants Comoriens de Bandamadji en France (ARCBF) et la Mairie de la Commune de Bandamadji-Itsandra. Le projet consiste en la création d’un espace de vente moderne et idéalement situé, comprenant une boutique, des bungalows ainsi qu’un restaurant accueillant un centre de formation professionnelle et d’apprentissage des métiers. Les apprentis ont ainsi pu s’essayer à la confection de spécialités culinaires traditionnelles servies aux convives à l’issue de la cérémonie.

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Initié en 2010, le projet d’aménagement a été financé à hauteur de 60 % par la France via le programme de codéveloppement. L’ARCBF et la Mairie de Bandamadji ont respectivement contribué à raison de 30% et 10% du coût total du projet, s’élevant à 80 100 euros. Cette réalisation en partenariat invite à souligner la capacité des migrants comoriens de France à participer activement au développement économique de leur pays d’origine, en investissant dans des projets viables

A cette fin, il convient de rappeler la disponibilité de l’Ambassade de France à accompagner ce type d’initiatives via le programme Franco-Comorien de Codéveloppement (PFCC), qui favorise la mise en œuvre d’idées créatrices de valeur et d’emploi. Elle offre un soutien sans faille à tous les acteurs du développement local, désireux de s’impliquer dans la lutte contre la pauvreté par la valorisation des savoir-faire et des atouts du territoire, et de porter des projets impulsant un nouvel élan aux dynamiques socio-économiques comoriennes.

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Dernière modification : 27/11/2012

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