Déplacement de l’ambassadrice de France auprès de l’Union des Comores, Jacqueline Bassa-Mazzoni, à Mitsamiouli, à l’occasion d’une visite d’un projet de développement durable agricole.

L’ambassadrice auprès de l’Union des Comores, Jacqueline Bassa-Mazzoni, s’est rendue mardi 4 février à Mitsamiouli. A cette occasion, elle a pu rencontrer l’équipe projet et sa représentante, la Maire de Mitsamiouli, Soilah Said Mdahoma qui œuvrent depuis juillet 2019 à la redynamisation de l’agriculture suite au passage du cyclone Kenneth via des dons de plants vivriers aux producteurs. Cette initiative est complétée par la mise en activités de la pépinière d’agrumes qui participera à l’amélioration de la production d’arbres fruitiers dans la région. Le projet intitulé : « Appui à la Production Agricole Post-Cyclone - Coopérative agricole Mdroutsoutsou » est financé par l’ambassade de France à hauteur de 50 000 €, soit 24 600 000 francs comoriens au travers du fonds « Programme initiative diaspora agriculture et développement durable » (PIDAD).

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L’ambassadrice de France aux Comores, Jacqueline Bassa-Mazzoni sur le site de la pépinière d’agrumes à Hadaoi aux côtés de Madame la Maire, Soilha Said Mdahoma, l’équipe technique, les producteurs, les membres de la coopérative et le groupement des femmes.

Lors de son déplacement dans la région du Nord de l’île de Grande Comore, Mitsamiouli-Mboudé, l’ambassadrice a pu rencontrer les différents acteurs qui travaillent au service du développement durable agricole à travers la mutualisation des ressources et des compétences, la formation des membres de la pépinière, la création d’activités génératrices de revenus et la sécurité alimentaire.
À cette occasion, l’ambassadrice, accompagnée de Pauline Delhumeau, chargée de mission société civile, a été reçue par la Maire Soilah Said Mdahoma, ainsi que par l’équipe technique du projet. La cérémonie d’ouverture de la visite avait rassemblé les conseillers communaux, les chefs de villages, les notables et les associations locales et partenaires du projet à la Mairie de Mitsamiouli.

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Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Ahmed Mohamed, gestionnaire du projet, présente l’avancée du projet ainsi que le programme de la journée

Dans un premier temps, la délégation s’est rendue sur le site de la pépinière à Hadaoi où l’ambassadrice a pu être sensibilisée à la technique de marcottage, une compétence locale hautement maitrisée. Cette méthode de multiplication des végétaux permet à l’arbre marcotté à partir de la plante-mère de donner des fruits sur une période de temps réduite : 2 ans pour un plant d’oranger marcotté contre 7 ans sur un plant mère.

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Une branche d’une plante-mère d’agrume marcottée. La bourre de coco est induite de terre et d’eau pour permettre à la racine de la branche de se développer. La branche sera ensuite découpée et mise en terre.

Dans les locaux de l’équipe technique, une dizaine de producteurs, sinistrés du cyclone Kenneth, se sont vus remettre sous forme de donation des semences et plants vivriers, l’occasion pour l’ambassadrice de rencontrer les producteurs et les productrices de la région.
Par ailleurs, le projet compte une coopérative agricole de 12 membres actifs (72 au total). Le rôle de la structure de mise en réseau entre acheteurs, vendeurs et producteurs permet également à ses membres de se former dans divers secteurs : gestion financière, entreprenariat, production agricole, commercialisation, transformation des produits, amélioration de la production. Un groupe de femmes sera ainsi chargée de vendre les produits invendus et/ou transformés issus de la pépinière d’agrumes dès que les arbres auront donné leurs premiers fruits.

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L’ambassadrice de France aux Comores, Jacqueline Bassa-Mazzoni, devant les locaux du bureau de l’équipe technique du projet.

À propos des fonds dédiés à la société civile
L’ambassade de France aux Comores met à disposition des fonds s’adressant à des organisations de la société civile comorienne ou issues de la diaspora agissant sur le territoire national (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) dans des secteurs qui participent à leur développement (agriculture, insertion et formation professionnelle, activités génératrices de revenus, etc.).
L’ambassade de France porte un regard particulier aux projets innovants et inclusifs. Les « Fonds de solidarité pour les projets innovants » (FSPI), crédits biannuels déconcentrés du gouvernement français, permettent le financement de microprojets visant à lutter contre la pauvreté et à renforcer les acteurs locaux du développement.
Pour la période 2017-2019, l’Ambassade de France disposait d’un montant total de 740 000 euros disponibles au travers deux fonds de type FSPI : le « Programme initiative diaspora pour l’agriculture et le développement durable » (PIDAD – 400 000 €) et le « Projet innovant des sociétés civiles et coalisations d’acteurs » (PISCCA - 340 000 €). Dans ce cadre, 16 projets ont pu être financés pour des montants attribués entre 10 000 et 65 000 €.

Dernière modification : 18/02/2020

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