Discours d’adieux

Le 28 juin 2011

Osvalde, mon épouse, et moi-même sommes heureux de vous accueillir ce soir, pour la dernière fois en ce qui nous concerne, à la Résidence de France.

Nous quittons en effet les Comores dans quelques jours et j’ai souhaité dire au revoir ce soir à quelques collaborateurs et amis, qui m’auront accompagné, à des titres divers, lors de ces trois années passées dans les îles de la lune.

Trois années riches, passionnantes, pas toujours faciles certes, mais toutes les expériences sont enrichissantes. Et avant toute chose, la rencontre de personnes intéressantes.

Dans deux jours, je vais inaugurer la stèle de commémoration du crash aérien du vol de la Yemenia. Cette stèle qui symbolise le destin commun, quelquefois tragique, de nos deux peuples a été voulue par nos deux gouvernements, français et comorien, pour marquer la solidarité qui unit, au-delà des océans, nos deux pays et les familles, aux Comores comme en France.

Bien des pages de l’histoire millénaire des Comores et de celle, plus que centenaire, des relations entre la France et les Comores, restent à écrire. C’est à vous qu’il appartient de tenir la plume. J’espère avoir contribué, modestement, à en écrire quelques lignes. Quand on quitte un pays, on y laisse des amis, des souvenirs, des images que l’on emporte avec soi.

J’espère que vous garderez le souvenir d’un Ambassadeur proche de vous. Je sais que j’ai acquis ici le surnom sympathique d’ « Ambassadeur 4X4 » car j’ai sillonné villes et villages en Grande Comore, à Anjouan et à Mohéli.

Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont aidé et accompagné dans ces rencontres, ma famille, mes collaborateurs, mes amis comoriens, vous tous qui m’avez soutenu.

Ma vie, notre vie, aux Comores n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Mais globalement, je conserverai, nous conserverons, un souvenir positif de ce pays, de vous tous et de la population comorienne.

A ceux qui restent, je demande de réserver à mon successeur et à sa famille un accueil aussi chaleureux que celui que vous nous avez réservé il y a trois ans. Ils auront à écrire avec vous, à vos côtés, une nouvelle page de l’histoire des Comores et de nos relations bilatérales. J’espère de tout cœur que cette page sera heureuse, et marquera, pour les Comores et pour la France, un approfondissement de l’amitié qui lie nos deux pays et nos deux peuples. Merci à vous tous, du fond du cœur.

Luc HALLADE

Dernière modification : 04/07/2011

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