Journée Internationale de la Francophonie - Discours de l’Ambassadeur de France

JPEG

Monsieur le Ministre des relations extérieures et de la coopération, chargé de la diaspora, de la francophonie et du monde arabe,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique aux Comores,
Monsieur le Représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie aux Comores,
Chers amis de la Francophonie,

C’est avec honneur et plaisir que je m’adresse à vous dans un des lieux les plus prestigieux de l’Union des Comores, le Palais du Peuple. Je remercie le Ministre des relations extérieures, mon ami El Anrif Saïd Hassane d’avoir su mobiliser son ministère et mis toute son énergie au service de cette semaine de la Francophonie.

Car, Mesdames, Messieurs, chers amis, comme chaque année, le français est fêté à travers le monde entier et cette année encore, au vu des festivités qui ont égayé les îles du pays, nous pouvons dire que cette semaine a été un réel succès. Ceci grâce aux actions conjointes de l’Alliance française, du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France, de l’école Henri Matisse et de nos partenaires comoriens parmi lesquels l’Université des Comores. Qu’ils trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude.

Je me félicite que l’Union des Comores ait pris toute sa part dans ce moment planétaire où notre langue commune, le français, nous rassemble et nous réunit, que nous soyons d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou des Amériques.

Parler français nous engage car depuis plusieurs siècles, notre langue a raisonné au cours de l’histoire non seulement comme un vecteur culturel mais aussi et surtout comme la langue de toutes les audaces, de toutes les créations et in fine de la défense et de la promotion des libertés, de la Liberté. Michaëlle Jean, nouvelle Secrétaire générale de l’Organisation mondiale de la francophonie vient de rappeler que le rayonnement de la langue française va de pair avec la défense des droits de l’Homme !

C’est en cela que nous pouvons être fiers de cet héritage linguistique que tous les peuples francophones ont enrichi et marqué de leurs empreintes. Comment passer sous silence l’apport magnifique de l’Afrique, de ses écrivains, de ses poètes-griots qui, à l’instar d’un Senghor, se sont fait orfèvres en francophonie en ciselant la langue de Molière et ont ainsi su la métisser aux sonorités de l’Afrique. Et que dire d’un Kateb Yacine, immense écrivain algérien qui, enchanté par cette langue qu’il enchantait lui-même, la considérait comme un butin de guerre. Albert Camus enfin, l’immense écrivain français, prix Nobel de littérature, né en Algérie qui, sa vie durant, a souhaité, par son œuvre, relié les deux rives de la Méditerranée en affirmant constamment : « le français est ma patrie ».

Ici aux Comores, des écrivains, des artistes, des chercheurs parlent et travaillent en français comme une bonne partie de la population. A la jeunesse comorienne, faisons - lui passer le message que le français est une chance pour son épanouissement et le développement de son pays.

Pour bien étudier et mieux se cultiver, la maîtrise de la langue française est un atout à nul autre pareil. Avec cette langue commune à une bonne partie de l’Afrique – savez-vous que la République démocratique du Congo sera bientôt le plus grand pays francophone du monde ?- et surtout à la commission de l’océan indien dont font partie les Comores, les jeunes Comoriens s’inscrivent dans une histoire commune qui leur permettra de résoudre leurs difficultés. Ils pourront aussi mieux s’intégrer en Europe où le français, grande langue de culture leur assurera une plus rapide réussite.

Vecteur de communication, vecteur de culture, vecteur des histoires et de l’Histoire, porteur de toutes les espérances et de toutes les élégances, le français est aussi une langue des affaires qui reste demandée sur les marchés internationaux. Il reste toujours la langue de la diplomatie, particulièrement dans le domaine du droit international où notre langue fait référence pour sa précision. C’est aussi une langue des sciences, des technologies et de l’économie. Dois- je ajouter enfin que le français est la langue de la gastronomie…

Jamais figé, toujours en perpétuelle réinvention, le français est plus que jamais une des grandes langues de demain et cet avenir radieux, nous le devons d’abord à ses locuteurs, parmi lesquels les Comoriennes et les Comoriens qui, de Moroni à Marseille, deviennent acteurs de leur futur en participant dynamiquement à la marche du monde francophone.

Ensemble, de concert, travaillons à consolider ce bien commun pour le plus grand bonheur de nos enfants. Le français en vaut la peine !

Dernière modification : 25/03/2015

Haut de page