Fête nationale du 14 juillet 2017 à la Résidence de France

Le vendredi 14 juillet 2017, une réception était organisée à la Résidence de France afin de célébrer la fête nationale française. Près de 1000 personnes ont pris part aux festivités.

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Vers 19 heures, alors que les invités munis des cartons d’invitation se pressaient au portail d’entrée, les personnalités politiques ont commencé à se succéder sur le perron de la Résidence où elles étaient reçues par l’Ambassadeur de France M.Robby Judes. Une partie de la classe politique comorienne était présente pour célébrer le 14 juillet aux côtés de toute la notabilité des Comores, d’anciens membres du gouvernement, d’anciens combattants, de hauts fonctionnaires et magistrats. De nombreux ambassadeurs et représentants d’institutions internationales se sont également rendus à la Résidence de France lors de ce 14 juillet à l’affluence exceptionnelle.

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M. Dhoidine Ikililou, ancien Président de l’Union des Comores, M.Moustadroine Abdou, Vice-Président chargé du Ministère de l’Agriculture, M. Mohamed Daoudou, Ministre de l’Intérieur, M.Fahmi Said Ibrahim, Ministre de la Justice, M. Robby Judes, Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, M. Said Ali Said Chayhane, Mme Sitti Attoumane, Secrétaire d’état chargée du Tourisme et de l’Artisanat, Dr Hamidou Karihila, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération avec le Monde Arabe.

A 20 heures, M. Robby Judes a prononcé un discours, à l’occasion de la fête nationale française du 14 juillet :

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M.Robby Judes prononçant son discours à l’occasion de la fête nationale

"Monsieur le représentant du Président de l’Union des Comores,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des organisations internationales,
Messieurs les officiers des armées françaises et comoriennes,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

En ce 14 juillet 2017, il est de notre devoir de nous souvenir de l’héritage légué par ces hommes et ces femmes qui se sont levés contre l’oppression il y a de cela 228 ans. Ils n’ont pas souhaité s’opposer au féodalisme dans un seul pays mais animés d’une immense générosité, ils ont voulu apporter au monde l’universalité des lumières. Et pourtant, plus de deux siècles après, force est de constater que l’obscurantisme est toujours présent dans notre monde avec son cortège de haine et de terreurs. Il y a un an, à peu près à cette même heure, avait lieu l’attentat de Nice et depuis, le terrorisme a encore frappé aux quatre coins du monde. En cette fête de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, formons le vœu que tout ce qui nourrit de tels actes, à savoir le racisme, la haine de l’autre et l’ignorance, souvent présents là où on ne les attend pas puissent disparaître par la volonté d’hommes d’Etat responsables.

L’an dernier, au moment où je m’adressais à vous à cette même place, un président, celui de l’Union des Comores venait d’être élu et un autre, celui de la République française s’apprêtait à l’être. Et avec cette nouvelle donne, de nouvelles voies de coopération s’offrent à nos deux pays notamment avec la volonté du Président Macron de poursuivre et d’intensifier l’aide au développement des Comores. Volonté partagée par le Président Azali qui souhaite faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030. Qu’il sache qu’il pourra compter sur la France comme par le passé. La France qui, à travers sa programmation conjointe avec l’Union européenne, reste le premier bailleur des Comores. Dans des domaines aussi cruciaux que l’eau et la santé, l’Agence française de développement a mis à disposition des Comores financements, expertise et savoir-faire. Et c’est aussi le cas dans le secteur crucial de l’environnement au lendemain de l’accord de Paris sur le climat. A ce propos, l’Accord de Paris fixe un cap ambitieux pour lequel la France a le devoir de montrer la voie de la mise en œuvre et à travers le Plan Climat, la France accélère l’application opérationnelle de l’Accord de Paris et elle entend accompagner les pays en développement dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Dès aujourd’hui, la France s’engage aussi aux côtés des Comores dans le domaine de l’éducation à travers le soutien au Ministère de l’Éducation Nationale pour l’élaboration d’un Plan de transition du secteur de l’Éducation 2018-2020 qui devrait permettre d’améliorer grandement la qualité du système éducatif du pré-scolaire à l’enseignement supérieur et par un programme intitulé « Appui à l’Enseignement supérieur en sciences et technologies » sur deux ans réalisé en collaboration avec le Ministère de l’Éducation Nationale et l’Université des Comores. L’AFD devrait aussi s’impliquer de manière importante dans ce secteur à partir de 2018. Car l’éducation est au cœur même de la notion d’émergence. L’émergence sera finalement possible le jour où le pays sera en capacité de former sa jeunesse et de lui garantir des emplois pérennes. Bien évidemment, il faudra du temps et du courage. Et ce processus indispensable au développement ne pourra s’accomplir sans une lutte sans merci contre la corruption et la promotion affirmée de l’État de droit à travers des objectifs aussi essentiels que l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, le contrôle des naissances, la liberté de conscience, l’assainissement du secteur bancaire, la consolidation de la justice et la création de conditions favorables à l’investissement. Face à ces enjeux colossaux, la France ne ménagera pas ses efforts pour aider le gouvernement comorien, si bien entendu, ce dernier le souhaite.

Je voudrais aussi rappeler l’apport de la France au cours des 12 derniers mois dans le secteur sensible de la lutte anti-terroriste. Des services de l’Union des Comores ont ainsi bénéficié de formations structurantes leur permettant aujourd’hui de mieux appréhender cette menace qui est au cœur des préoccupations des gouvernements. Cette orientation de la coopération de sécurité sur le spectre de la lutte anti-terroriste est appelée à se poursuivre dans les prochains mois.

Au-delà de ces engagements renouvelés de la France vers les Comores, d’autres événements ayant lieu au cours de l’année traduisent un fort rapprochement entre nos deux pays comme le salon du livre, première manifestation du genre depuis l’indépendance et les rencontres de la coopération décentralisée dont l’objectif était une meilleure synergie entre collectivités françaises et comoriennes.

Enfin, je voudrais conclure en m’adressant à la diaspora comorienne de France et aux Franco-Comoriens en particulier pour les remercier du travail qu’ils accomplissent afin de consolider les liens entre nos deux pays. La récente élection d’un député franco-comorien à l’assemblée nationale française montre que les relations mises en chantier depuis plus d’un siècle ne sont pas simplement obligées comme on l’entend dire si souvent mais relèvent surtout de la volonté, du choix et du cœur.

Puisse cette diaspora se structurer pour constituer à côté du Président de l’Union des Comores, du peuple comorien et de la communauté internationale un des acteurs incontournables du développement des Comores.

Vive la République, Vive la France."

L’ambassade de France en Union des Comores remercie les acteurs économiques qui ont accepté d’apporter leur contribution et d’associer leur nom à la célébration du 14 juillet 2017 :

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Dernière modification : 17/07/2017

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