« Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi » : célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation aux Comores le 20 octobre

En partenariat avec l’Ambassade de France, les Comores célébraient jeudi 20 octobre la Journée Mondiale de l’Alimentation.

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M.Moutsadroine Abdou, vice-président chargé de l’environnement, lors de son discours pour la Journée Mondiale de l’Alimentation. © Service de Presse de l’Ambassade de France aux Comores

Sécurité alimentaire et changement climatique sont étroitement liés. Les populations dépendent en effet des cycles saisonniers pour les récoltes et la modification des conditions climatiques (hausse des températures, variations de précipitations, dégradation des sols et augmentation des catastrophes naturelles) a un effet direct sur les conditions de vie des populations les plus pauvres.

Parallèlement, la population mondiale connaît une croissance continue et devrait atteindre 9,6 milliards de personnes d’ici 2050. Pour satisfaire une telle demande, l’agriculture et les systèmes alimentaires devront s’adapter aux effets négatifs du changement climatique et devenir plus résilients, plus productifs et plus durables. C’est le seul moyen que nous avons de garantir le bien-être des écosystèmes et des populations rurales, tout en réduisant les émissions.

La coopération française, partenaire de la JMA 2016, s’associe aux autorités comoriennes et à ses partenaires dans la recherche de solutions durables. Le développement d’initiatives axées vers une agriculture durable est une de nos priorités : cultiver des matières premières de façon durable revient à adopter des pratiques permettant de produire plus avec moins sur une même surface, en faisant un usage judicieux des ressources naturelles. C’est cette vision que souhaitait célébrer hier la Vice-Présidence en charge du ministère de l’Agriculture et que nous défendons en soutenant les pratiques agricoles durables et soucieuses des contraintes environnementales.

Ce concept correspond à la période cruciale au cours de laquelle sera célébrée la Journée mondiale de l’alimentation, juste avant la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, COP 22, qui se tiendra du 7 au 18 novembre 2016, à Marrakech, au Maroc.

En investissant davantage dans le développement rural, en renforçant la résilience des petits exploitants agricoles, il est possible de garantir la sécurité alimentaire pour les populations les plus pauvres.

Le secrétaire général de la vice-présidence en charge du Ministère de l’Agriculture, M. Youssouf Hamadi, revient avec nous sur cette journée placée sous le thème du changement climatique.

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«  La Journée mondiale de cette année était placée sous le signe de l’agriculture et de l’alimentation face aux changements climatiques.
En effet, le climat impact l’agriculture, et donc l’alimentation. Nous avons donc tenté lors de cette journée de sensibiliser les agriculteurs aux impacts du changement climatique sur les activités agricoles.
Nous avons fait une première conférence pour démontrer la nécessité de faire face par la mise en place d’un certain nombre de mesures d’adaptation aux changements climatiques, et par l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. En effet le changement climatique influence l’agriculture, mais l’agriculture a aussi des conséquences négatives sur le climat.
Nous sommes venus aujourd’hui présenter à l’assistance l’ensemble des mesures que nous avons pris pour faire face au défi d’un changement climatique désormais irréversible. Nous avons notamment travaillé sur la reconstitution de ce que nous appelons les centres d’encadrements et de développement économique. Nous avons commencé la réhabilitation et la construction de nouveaux bâtiments afin de rapprocher l’encadrement technique des producteurs. Nous avons également développé un réseau d’irrigation agro-pastorale et nous avons mis en place des stations météorologiques et agro météorologiques. Maintenant il nous faut aller vers le désenclavement des grandes zones agricoles et vers une mécanisation adaptée.
En effet, un autre problème est que la main-d’œuvre du secteur agricole a vieilli. C’est donc également pour nous une manière d’inciter les jeunes à s’investir d’avantage dans l’agriculture pour accroitre la production alimentaire.
 »

Youssouf Hamadi, secrétaire général de la vice-présidence en charge du Ministère de l’Agriculture, de la Pèche, de l’environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme

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Mme.Ketty Regis, chargée de mission société civile de l’Ambassade de France, à la rencontre de producteurs locaux. © Service de Presse de l’Ambassade de France aux Comores
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Stand de vente de produits locaux lors de la Journée Mondiale de l’Alimentation. © Service de Presse de l’Ambassade de France aux Comores

Dernière modification : 25/10/2016

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