POLITIQUE DE MOBILITE

Près de la moitié de nos moyens de programmation 2013 ont été consacrés à la politique de bourses et qui reste aux environ de 250 000 euros. Ceci concerne :

-  Les bourses d’études qui privilégient les formations courtes d’une durée de 1 à 2 ans maximum et si possible en alternance,
-  Ou encore des bourses de stage de durée variable de deux semaines à trois mois.
-  L’attribution de missions et d’invitations.

L’ensemble de ces Bourses Missions et Invitations (BMI) sont mises en œuvre le plus souvent par notre opérateur – Campus France.
Ces outils permettent à des cadres comoriens de l’administration ou de secteurs clés du développement comorien (Université) de se former dans les meilleures écoles de la Région ou plus largement du monde francophone. Cette politique de « missions » permet également de faire venir aux Comores les meilleurs experts pour des enseignements et appuis spécialisés.

LA COOPERATION DECENTALISEE

Notre politique de coopération comporte un soutien aux actions de Coopération décentralisée portées par des collectivités territoriales françaises au profit des îles ou mairies aux Comores, assuré par le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’ambassade. Les conventions ou collectivités actuellement actives sont :

. Le conseil de la communauté urbaine de Dunkerque qui a adopté en 2012 une délibération pour signer un partenariat avec le Gouvernorat de la Grande Comore. La convention correspondante, préparée après plusieurs missions techniques, a été signée en mai 2013, et devarait voir un début d’opérationnalisation en 2014.

. Le partenariat entre la Région Provence Alpes Cote d’Azur et le Gouvernorat de la Grande Comore, tout en restant effectif n’a pas vu en 2013 comme en 2012 de réalisations relevant de ce cadre de coopération décentralisée. A signaler que le Conseil Régional PACA appuie l’ONG basée à Marseille « A deux Mains » qui intervient en structuration de la diaspora.

. Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis a démarré en 2012 son partenariat avec l’Association des maires de Ngazidja et le gouvernorat, signé au 3eme trimestre 2011. Les projets 2013 ont concerné la poursuite de la formation de 25 sages-femmes, avec suivi et prise en compte de la lutte contre la violence faites aux femmes.

. Le Conseil Général de la Réunion : Une mission de la présidente et plusieurs missions techniques se sont déroulées tout au long de l’année 2013 et ont fléché des projets sur les trois iles comoriennes. Cependant aucune contractualisation n’a été à ce jour finalisée. Néanmoins des réalisations sur la Grande Comore avec la réalisation d’un chantier pédagogique qui mobilise des jeunes réunionnais en parcours de réinsertion sont en cours, tant sur la Grande Comores que sur Mohéli. Un projet de développement rural sur financement FEDER-POCT a également été identifié et est à fin 2013 toujours en cours d’instruction.

. Le Conseil Régional de la Réunion, hors du cadre de la coopération décentralisée, a poursuivi la mise en œuvre de son projet sur le secteur du développement rural (PARDEC) sur financement FEDER-POCT.

. La ville de La Courneuve a signé en janvier 2012 une convention cadre de coopération décentralisée, qui n’a pas encore donné lieu à la définition d’un programme d’action formel même si des échanges semblent exister.

Le SCAC fournit aux collectivités du Nord comme à celles des Comores des conseils sur la nature, les spécificités tant de la coopération décentralisée que des collectivités territoriales aux Comores.

Les montants financiers mis en œuvre en 2013 au profit des collectivités des Comores ne sont pas connus de ce poste. Traduisant la densification des relations et des partenariats, le groupe-pays Comores créé fin novembre 2012 par le bureau exécutif de Cités Unies France, présidé par le vice-président du Conseil général de la Seine Saint Denis, s’est réuni en mai 2013 aux Comores, en présence du président de CUF, M. Michel Delebarre.

LA COOPERATION REGIONALE

Notre coopération est très impliquée pour ouvrir le plus largement possible les actions financées dans le cadre régional au profit de l’Union des Comores notamment pour ce qui concerne les secteurs de la santé, de l’éducation et diverses autres interventions dans la culture, le sport et l’économique, au travers :

• Du Fonds de coopération régionale Réunion qui a cofinancé en 2013 un montant de 55 000 euros au profit d’actions d’un total de près de 760 000 euros, proposés par des partenaires réunionnais aux Comores selon détail ci-dessous :

- 1ère conférence régionale sur l’éducation

- Sciences Réunion : Animation, formation, culture scientifique, agronome en herbe

- CIRAD : Programme de coopération scientifique sur les maladies animales émergentes dans l’OI - consolider pour pérenniser Animal Risk - OI- 2"

- Centre Hospitalier de La Réunion Accompagnement et formation des personnels de santé de l’Union des Comores

- Réunion des livres : Développement et promotion des éditions de l’océan Indien

- Cour d’Appel de Saint Denis : Conférence judiciaire de l’Océan Indien

• Du Fonds de coopération régionale de Mayotte au travers de divers projets régionaux ou spécifiques « Comores » a amené en 2013 un cofinancement de 224 000 au profit d’actions développées par des partenaires mahorais aux Comores pour un montant total de 483 000 euros. Les principales opérations sont :

- Centre hospitalier de Mayotte : poursuite de la coopération sanitaire en Union des Comores

- GRETA de Mayotte : suite et fin de la construction d’un internat à l’ENTP d’Anjouan

- Association TAMA (Mayotte) : Création d’un dispositif de rapprochement familial inter îles Mayotte/Comores

- Lycée agricole de Mayotte : Échanges en formation professionnelle agricole

- Parc Naturel Marin de Mayotte : Mise en place d’un réseau régional d’aires marines protégées dans la région sud-ouest de l’Océan indien

LA COOPERATION MULTILATERALE

Notre coopération agit très significativement dans un cadre multilatéral. Ce choix de positionnement influe fortement nos actions aux Comores. Il en est ainsi pour le soutien de la France au Fonds Mondial, qui agit dans la lutte contre les 3 maladies - SIDA, paludisme, tuberculose. Il en est de même pour nos soutiens constants à la Banque Mondiale, à la Banque Africaine de Développement, au Fonds Monétaire International, qui sont des acteurs clés aux Comores. Il en est également ainsi des actions du système des Nations-Unies, autre acteur significatif aux Comores.

Enfin, il faut classer dans cette rubrique toutes les interventions de la délégation de l’Union Européenne aux Comores, qui intervient sur différents outils et principalement le Fonds Européen de Développement, financé par la France à hauteur de 20 % sur le 10eme FED.

Dernière modification : 05/02/2014

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